TEP BPJEPS équitation : nouvelles épreuves, niveau requis et conseils pour réussir

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Écrit par Pauline
Reprise de dressage à cheval

Le monde de l’équitation professionnelle évolue. Depuis 2025, plusieurs organismes de formation ont adapté l’organisation de leur TEP BPJEPS équitation pour mieux coller aux réalités du métier. Nombreux sont les candidats qui se posent des questions concrètes sur ce format. Comment se préparer efficacement ? Quel niveau faut-il avoir ? Quelles sont les étapes clés à ne pas rater ? Notre article vous guide pas à pas, avec des réponses claires et des conseils issus du terrain.

⏱️ 11 min de lecture

Qu’est-ce que le BPJEPS équitation et pourquoi il évolue ?

Le BPJEPS, Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport, est le diplôme de référence pour enseigner l’équitation en France. Il permet d’exercer le métier de moniteur d’équitation à titre professionnel et de diriger une structure équestre en toute légitimité.

La spécialité activités équestres de ce diplôme concerne tous ceux qui souhaitent encadrer contre rémunération des pratiquants, du débutant jusqu’aux niveaux avancés. C’est un titre d’État de niveau 4, reconnu par le ministère des Sports. Il donne accès à des débouchés stables, que ce soit en centre équestre, en haras ou en école privée.

En 2025, les attentes des employeurs ont influencé la façon dont certains organismes organisent leur sélection. On attend davantage de polyvalence, une meilleure prise en compte des pratiques équestres actuelles dans toute leur diversité, et une évaluation plus cohérente avec les compétences réellement mobilisées sur le terrain. Le test d’entrée en formation BPJEPS équitation, communément appelé TEP, a donc évolué en conséquence dans de nombreux centres.

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Le TEP BPJEPS équitation 2025 : ce qui a changé

Un test repensé pour mieux sélectionner

Depuis 2025, plusieurs centres de formation ont adapté leur organisation et leurs attentes pour mieux correspondre aux réalités du métier. L’ancien test entrée BPJEPS équitation était souvent perçu comme trop focalisé sur la performance sportive brute. Les formats actuels cherchent à évaluer le candidat dans sa globalité.

Il s’articule désormais autour de plusieurs épreuves complémentaires. La dimension équestre pure reste bien présente, mais elle est complétée par une analyse de la posture pédagogique du candidat. On ne cherche plus uniquement le bon cavalier. On cherche le futur professionnel capable de transmettre, d’adapter son discours et de gérer un groupe en sécurité.

Les organismes de formation ont globalement salué cette évolution. Elle permet de réduire le taux d’abandon en cours de cursus BPJEPS AE, car les candidats retenus correspondent mieux au profil attendu à l’issue du parcours.

Le niveau équestre requis en 2025

La question du niveau requis pour le BPJEPS équitation est l’une des plus posées. Le niveau demandé varie selon les centres de formation, mais dans les faits, un niveau équivalent Galop 6 à Galop 7 est fortement recommandé pour aborder les épreuves dans de bonnes conditions. Certains organismes le précisent explicitement dans leurs critères de sélection.

Le jury observe la qualité d’assiette, la gestion du cheval en situation, et la capacité à effectuer des exercices avec fluidité. Un cavalier techniquement solide mais rigide dans ses mouvements sera pénalisé autant qu’un cavalier souple mais imprécis. L’équilibre entre technique et sensibilité prime.

Les épreuves pratiques du TEP

Le déroulement du TEP BPJEPS équitation se structure généralement en trois temps.

  • La mise en selle constitue le premier volet. Selon les centres de formation, le candidat peut monter son propre cheval ou un cheval attribué pour l’épreuve. Dans tous les cas, cela teste l’adaptabilité et la lecture de l’animal. Le jury observe particulièrement la capacité du candidat à s’adapter rapidement à un cheval qu’il connaît peu.
  • L’épreuve de mise en situation pédagogique occupe désormais une place importante dans de nombreux centres. Le candidat doit animer une courte séance auprès d’un ou plusieurs pratiquants de niveau débutant à intermédiaire. Le jury évalue la clarté des consignes, la sécurité mise en place, et la pertinence des corrections proposées.
  • L’entretien de motivation clôt le test. Il s’agit d’un échange avec le jury sur le parcours du candidat, ses motivations, et sa vision du métier de moniteur équitation. Une préparation sérieuse de son projet professionnel aide souvent à réussir cet entretien. Elle révèle la maturité du candidat et son ancrage dans la réalité du secteur.
Cavalière à cheval dans une carrière pour BPJEPS équitation

Comment se préparer efficacement au TEP ?

Anticiper le format dès le départ

Beaucoup de candidats découvrent le format du TEP trop tard. Se renseigner tôt auprès de l’organisme de formation équestre visé est indispensable. Chaque établissement organise son TEP avec de légères variations dans les modalités pratiques, même si le cadre national impose les grandes lignes.

Consulter la fiche du diplôme sur Onisep ou via les ressources officielles du ministère permet de comprendre les attendus réglementaires. Cela aide à cibler les lacunes à combler avant de passer le test.

Travailler la pédagogie autant que l’équitation

C’est le conseil le plus précieux et le plus souvent négligé. Les candidats s’entraînent intensément en selle mais oublient de pratiquer l’animation de séance. Or, le jury du TEP 2025 accorde une place centrale à cette compétence.

Animer bénévolement des cours d’initiation, accompagner un moniteur en exercice, observer des séances dans différentes structures : toutes ces expériences nourrissent le discours pédagogique et se voient lors de l’épreuve de mise en situation. Un candidat qui a déjà tenu un groupe en main, même de façon informelle, gère infiniment mieux le stress du jour J.

Se préparer mentalement à l’inconnu

La meilleure préparation consiste à monter régulièrement des chevaux différents, dans des structures variées. Certaines écoles préparant au BPJEPS organisent des stages spécifiques pour se confronter à des animaux inconnus dans un cadre encadré.

Travailler sa respiration, gérer la pression du regard du jury, maintenir une communication calme avec le cheval même sous stress : ces compétences ne s’improvisent pas. Elles se construisent sur des mois de pratique variée.

Les différentes voies d’accès à la formation

La formation initiale en centre

La voie classique pour obtenir le diplôme BPJEPS équitation passe par un cursus en présentiel au sein d’un organisme agréé. La durée varie selon les établissements, mais tourne généralement autour de douze à dix-huit mois. Certains centres proposent des formats de formation accélérée BPJEPS équitation sur une période plus courte, souvent destinés à des candidats déjà expérimentés.

Le prix de la formation BPJEPS équitation dépend de l’établissement et du mode de financement. Des dispositifs comme l’apprentissage ou le CPF peuvent prendre en charge tout ou partie des frais. Il vaut mieux se renseigner directement auprès de chaque école pour obtenir un devis précis.

Le BPJEPS équitation en apprentissage

La formation BPJEPS équitation en apprentissage ou en alternance séduit de plus en plus de candidats. Elle permet de préparer le diplôme tout en étant salarié d’une structure équestre. Concrètement, le futur moniteur alterne des semaines de cours théoriques et pratiques au centre avec des périodes d’immersion professionnelle dans son lieu d’accueil.

Ce format présente plusieurs avantages. Il génère une rémunération pendant la formation. Il permet de construire un réseau professionnel avant même d’être diplômé. Et surtout, il ancre les apprentissages dans une réalité quotidienne, ce qui accélère la montée en compétences.

La VAE pour les professionnels expérimentés

La validation des acquis de l’expérience constitue une alternative sérieuse pour les professionnels qui exercent depuis plusieurs années dans le milieu équestre sans détenir le titre officiel. La VAE BPJEPS équitation permet de faire reconnaître ses compétences professionnelles sans repasser par l’intégralité d’une formation.

La constitution d’un dossier VAE BPJEPS équitation demande un travail rigoureux. Il faut documenter précisément son parcours, les missions exercées, les publics accompagnés et les résultats obtenus. Des exemples de dossiers et des accompagnateurs spécialisés existent pour guider les candidats dans cette démarche. La différence entre BPJEPS et DEJEPS équitation mérite d’être clarifiée à ce stade : le DEJEPS correspond au niveau supérieur, visant les fonctions d’entraîneur ou de coordinateur pédagogique.

Trouver la bonne formation selon sa région

TEP BPJEPS équitation : des offres sur tout le territoire

Le parcours de moniteur d’équitation via le BPJEPS AE est accessible dans de nombreuses régions. En Bretagne, Normandie, Occitanie, Île-de-France, Aquitaine ou encore en Lorraine, des établissements agréés ouvrent des sessions régulièrement. Certaines régions comme la Bretagne ou la Normandie ont une forte tradition équestre et offrent un tissu de structures d’accueil particulièrement riche pour les apprentis.

Il est conseillé de lister plusieurs centres de formation BPJEPS équitation et de les contacter directement pour connaître les dates d’ouverture des sessions, les critères de sélection locaux et les modalités d’accueil. Certains établissements comme celui de Saumur, réputé pour son expertise équestre, attirent des candidats de toute la France.

La formation à distance : une option limitée

La question du BPJEPS équitation à distance ou par correspondance revient souvent. Soyons honnêtes : la nature pratique du diplôme rend impossible une formation 100 % à distance. Les modules théoriques peuvent parfois être suivis en ligne selon les organismes, mais les épreuves pratiques et la présence en structure d’accueil sont incontournables.

Se méfier des offres qui promettent un diplôme sans mise en situation réelle. Le titre d’État exige une évaluation en conditions authentiques, et aucun jury ne peut valider des compétences de terrain à travers un écran.

Femme passant l'examen TEP BPJEPS équitation

Le BPJEPS équitation comme candidat libre

Une voie possible mais exigeante

Certains candidats s’interrogent sur la possibilité de passer le BPJEPS équitation en candidat libre. Cette option existe dans le cadre réglementaire, mais elle reste marginale et particulièrement difficile à mener à bien. Sans accompagnement pédagogique structuré, construire les compétences transversales que le diplôme exige relève d’un vrai défi.

Le candidat libre doit justifier d’une expérience professionnelle ou bénévole conséquente dans le milieu équestre. Il doit également trouver lui-même une structure d’accueil agréée pour effectuer ses mises en situation professionnelle. La plupart des organismes de formation déconseillent cette voie sauf pour des professionnels déjà très expérimentés, qui n’ont besoin que de formaliser un parcours déjà riche.

Si vous êtes tenté par cette option, renseignez-vous auprès de la DRAJES de votre région. C’est l’interlocuteur officiel pour les questions relatives aux diplômes du sport et à leurs conditions d’obtention.

Passer le BPJEPS en cours d’emploi

La formation BPJEPS équitation adulte ou en formation continue s’adresse à des professionnels déjà en poste souhaitant régulariser ou faire reconnaître leur situation. Ce format tient compte des contraintes de disponibilité des adultes en activité. Les sessions sont souvent organisées de façon intensive sur des périodes regroupées, ce qui limite les absences prolongées du lieu de travail.

Le financement via les OPCO, les dispositifs de formation continue ou le CPF est particulièrement adapté à ce profil. N’hésitez pas à contacter un conseiller en évolution professionnelle pour identifier les aides mobilisables selon votre situation.

Le salaire et les perspectives après le BPJEPS équitation

Combien gagne un moniteur d’équitation diplômé ?

Le salaire moniteur équitation avec un BPJEPS débute généralement autour du SMIC, mais évolue rapidement avec l’expérience. Dans un centre équestre associatif ou municipal, la grille de la convention collective prévoit des revalorisations selon l’ancienneté et les responsabilités. Un moniteur qui prend en charge plusieurs disciplines, encadre des stages ou gère une écurie de propriétaires complète son revenu sensiblement.

En structure privée ou en indépendant, les revenus sont plus variables mais potentiellement plus élevés. Certains professionnels complètent leur activité d’enseignement par de la préparation aux examens fédéraux, du coaching en compétition ou du débourrage.

Évoluer après le BPJEPS

Le BPJEPS équitation ouvre des perspectives d’évolution concrètes. Le DEJEPS équitation permet d’accéder aux fonctions d’entraîneur. Le DESJEPS représente le niveau le plus élevé de la filière. Pour ceux qui souhaitent gérer une structure, des formations complémentaires en gestion ou en management sportif s’articulent bien avec le socle fourni par le BPJEPS.

L’équivalence BPJEPS équitation avec certains diplômes fédéraux peut être reconnue selon les parcours, ce qui simplifie parfois les passerelles vers d’autres niveaux de responsabilité.

Conclusion : se lancer avec sérénité

Passer le BPJEPS équitation en 2025 est un projet enthousiasmant pour tous ceux qui souhaitent faire de leur passion un métier. Le TEP est certes exigeant, mais il sélectionne des candidats mieux préparés à la réalité du terrain. Se documenter tôt, choisir le bon organisme de formation équestre, travailler sa pédagogie autant que son assiette, et construire un projet professionnel sincère : voilà les clés d’une candidature solide.

Les modalités actuelles du TEP cherchent davantage à identifier des profils capables d’enseigner et de s’adapter au terrain. À vous de jouer.

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